[Vidéo] Balade au fil du désert numérique

Le festival Désert numérique doit son nom au charmant village de le Drôme qui l'accueille, Saint Nazaire le désert. Depuis maintenant cinq ans, il allie une programmation exigeante à des propositions participatives qui permettent aux non-initiés de comprendre par le Faire.

Survol de cette édition en vidéo :

Sonorisation du quotidien

Cette année, un dispositif de radio locale permet de suivre le déroulement du festival tout en continuant sa partie de pétanque ou son apéritif en terrasse. Entre les performances, les commentaires blagueurs des commentateurs sont très loin des discours pontifiants sur la culture.

L'humour est aussi au rendez-vous de l'atelier Objets sonores mené par Jérôme Fino avec la classe unique du village. A l'entrée de l'école, un haut-parleur enfoui sous terre diffuse les voix des enfants qui simulent l'enfermement. Les aventures du "sonomane", ainsi que les autres étapes de l'atelier des Écharennes initié par Emmanuel Ferrand, sont visibles sur le site de l'association. Disséminées dans les rues, les installations des étudiants de l'ESAD-GV proposent des points d'écoute intimes : balades au casque, voiture, rivière augmentée…


Drone Tone d'Alejo Duque et Cyrille Henry. Photo DN

Attention chantier

A l'image du chantier qui remplace le pont à l'entrée du village, le festival montre des formes en construction, des étapes de travail. Le collectif ALGO-LIT propose des expériences d'écriture algorithmiques "à la main", RYBN poursuit ses recherches sur les défaillances du trading haute fréquence. Alejo Duque et Cyrille Henry questionnent la figure du drone, ici en les équipant de dispositifs sonores et de caméras pour une performance audiovisuelle pour le moins expérimentale. Le collectif Fossile lance des termites à l'assaut de la Déclaration des Droits de l'Homme, qu'il nous propose de manger en conclusion de leur performance. Autant d'explorations de la notation, thème de cette édition.


Concert de Laurent Berger. Photo DN

Lives fait-main

Issu de l'atelier Stitch'n glitch, le concert de machines à coudre de Cécile Babiole, avec Carl.Y, Émilie Pouzet, Quentin Aurat et deux habitantes du village, Marie Hélène Rodot et Monique Blache, mêle habileté des couturières et conduction des sons. Fabrice Schoumacher bricole des instruments lumineux qu'il anime sur ses variations sonores. Joris Guibert et Michel Machine conduisent les larsens télévisuels en longues mélopées hypnotiques. Avec seulement 2 cymbales, 2 mailloches, 2 micro-contacts, 2 cables et 1 système de diffusion avec haut-parleurs graves, Laurent Berger plonge les auditeurs dans un état de transe, prolongé par les manipulations de fréquences sonores et lumineuses de Bck/NMKB.


Banquet numérique. Photo DN

Pour les courageux du dimanche matin, l'église a été le théâtre de la spatialisation de la pièce de Sébastien Roux, Nouvelle, d'après La Légende de St Julien l'Hospitalier de Gustave Flaubert. Du même auteur, Inevitable music prend comme partition les Wall drawings de Sol Lewitt.

Le banquet numérique a rassemblé villageois et festivaliers autour des valeurs que porte le festival : convivialité, partage et bonne humeur. 

(Photo titre : concert de machines à coudre de Cécile Babiole, Carl Y, Émilie Pouzet, Quentin Aurat, Marie Hélène Rodot et Monique Blache. Photo DN)

Sarah Taurinya

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