Premier Art Hack Day à Paris

À la Parsons Paris, la rentrée est chargée pour les étudiants du master Design+Technology. En clôture du symposium d'une semaine, ils étaient invités à participer au Art Hack Day, en compagnie d'artistes confirmés. Le format, né à NYC, propose aux participants de créer une œuvre ou un prototype en 48h. Leur professeur, l'artiste Benjamin Gaulon, souhaitait commencer l'année par "un projet intensif qui favorise les rencontres". Il ajoute "travailler dans l'urgence épure les idées, on va à l'essentiel".


Le tracé graphique reprend la courbe d'utilisation du mot "innovation" ces dernières années.

Si le Art Hack Day américain est fortement orienté vers le milieu entreprenarial, l'événement parisien en prenait clairement le contre-pied. Intitulé "Disnovate", il appelait les participants à questionner l'idée d'innovation et ce qu'elle véhicule à notre époque. Cette réflexion critique, initiée par Nicolas Maigret, co-organisateur, prend par ailleurs la forme d'un blog de recherche et de différents événements dont le point d'orgue sera le festival Acces(s) du 8 octobre au 6 décembre à Pau. Pour Benjamin Gaulon, le fait même de critiquer l'innovation dans ce format d'habitude tourné vers le commercial est un hacking en soi. 


Pilotage d'un clavier de casio via un leapmotion par Chris Sugrue et Gijs Gieskes

Le marathon se finit par le montage express de l'exposition. On y découvre des schémas de financement de l'école et du Art Hack Day (RYBN), des armes primitives issues de la refonte de pièces informatiques (Dardex). On suit sur Google Earth la trajectoire de missiles "célèbres" (Nicolas Maigret).

Natacha Roussel et Pascale Gustin ont relevé sur le web des phrases en rapport avec la glorification de l'innovation marchande et les ont mises en scène.

Maxime Marion et Emilie Brout ont isolé un monologue violent et raciste (issu de la 25e heure de Spike Lee) dont les mots-clé déclenchent des recherches d'images google, composant un nouveau film génératif, Clichés. Les membres de Jerry Do It Together fabriquent des ordinateurs "bidon" (mais qui fonctionnent très bien) à partir de pièces usagées. Ils souhaitent que chacun puisse se faire son propre ordinateur à bas coût et œuvrent en ce sens en diffusant les plans et en formant les personnes interressées.

D'autres réalisations, dont celles des élèves, sont à découvrir jusqu'au 13 septembre 2014 dans la galerie de la Parsons Paris.


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