BIAN AUTOMATA : Montréal en mode AUTOMATIQUE

Automata Elektra BIAN

Sommes-nous totalement entrés dans l’ère des machines ? C’est la question que nous nous poserons tous, du 3 juin au 3 juillet 2016 prochain, au cours du rendez-vous culturel international organisé par ELEKTRA et l’espace d’art contemporain Arsenal à Montréal, dans le cadre de la grande exposition de la 3e édition de la Biennale internationale d’art numérique (BIAN). Une exposition titrée AUTOMATA : L’art fait par les machines pour les machines.

Difficile de faire une présentation exhaustive des manifestions qui animeront Montréal cette année. En effet, c’est une double (voir triple !) célébration pour la métropole Québécoise, puisqu’en plus de la 17ème édition de l’incontournable festival Elektra, dédié aux pratiques artistiques numériques, qui se déroulera du 1er au 5 juin, se tient la Biennale Internationale des Arts Numériques (BIAN), dont c’est déjà la 3ème édition. 

Au programme d’Elektra / BIAN, une thématique particulièrement intrigante et excitante, puisque la manifestation se penche sur l’avènement de l’intelligence artificielle et de la robotique, sous l’angle de leur impact sur la production artistique contemporaine. L’occasion de découvrir des œuvres alliant robotique, réalité virtuelle et réalité augmentée, ainsi que des installations immersives, des sculptures ou des vidéos, réalisées par – ou grâce à - des artefacts technologiques, mécaniques, électroniques. Sous l’intitulé «  L’art fait par les machines pour les machines », c’est donc bien les pratiques artistiques de demain que les visiteurs sont invités à découvrir.

Automata BIAN 2016
Matthew Biederman, Serial Mutations (modulus)

AUTOMATA à l’Arsenal Art Contemporain

Pôle principal de l’évènement international, l’exposition AUTOMATA fait bien évidemment la part belle aux artistes Québécois et Canadiens. L’occasion de découvrir les œuvres de Matthew Biederman (QC-CA/US) qui présentera Serial Mutations (modulus), Tom Sherman (US/CA) avec l’émouvante et étonnante vidéo Learning to see the laboratory where the robot is programmed to work dans laquelle un robot est invité à décrire son environnent grâce à un caméscope. Seront aussi présent Bill Vorn (QC-CA), Bill Vorn avec l'impressionnante sculpture métallique articulée Mega Hysterical Machine, Nicolas Baier (QC-CA) et sa sculpture miroir monumentale Eternity, Ben Bogart (BC-CA) et son interprétation de l’influence de la prospective dans l’imaginaire technologique et artistique, avec Watching and Dreaming (2001, A Space Odyssey) Version 1, Laura Kikauka et Norman White (ON-CA), Philippe Internoscia (QC-CA), Kenny Wong (HK/CA) ou encore Paolo Almario (QC-CA) avec la dystopie dyforme qui met en scène la révocation de l’humain par la machine.

A ne surtout pas manquer, la performance INFERNO, qui sera donnée à Arsenal, les 3 et 4 juin. Une création participative des Montréalais Louis-Philippe Demers et Bill Vorn, inspirée par l’Enfer de Dante. Particulièrement impressionnante, INFERNO s’articule autour de vingt-cinq exosquelettes fabriquées et contrôlées par les artistes, dont le public pourra expérimenter in situ, les capacités à la fois grisantes et coercitives (lire article dédié) !
 

Pe Lang BIAN
PE Lang moving objects | n ° 1703 – 1750

La Suisse en invitée d’honneur

Pour cette troisième édition, la BIAN accueil la Suisse en invité d’honneur. L’occasion de parcourir tout le champ de recherche et de création proposé par la fédération Helvétique, avec une sélection d’artistes parmi lesquels l’on trouvera  P.E. Lang avec les œuvres Moving Objects n ° 1703 – 1750, Moving Objects n°1415 -1702 et positioning systems VI. Egalement présentées, l’hypnotique mécanique lumineuse de Full Turn de Benjamin Muzzin, Déjà Entendu et Opera automaton de Lukas Truniger (voir portrait Prix Cube 2016), mais aussi Tower l’impressionnante sculpture sonore de l’artiste Bernois, Zimoun, Turn Back Time, Let's Start This Day Again du Tessinois Ugo Rondinone dont nous avions pu voir I, John Giorno au Palais de Tokyo cette année, et les travaux du collectif A Normal Working Day.

Représentatives de la créativité Suisse dans le domaine des arts et de l’innovation, cette série de création donnera lieu à la publication d’un article dédié, publié sous peu sur Digitalarti Média.
 

BIAN 2016 ORLAN Réalité augmentée
ORLAN, Masques, Pekin Opera Facing Designs & Réalité Augmentée

La création française et chinoise

En collaboration avec Arcadi Île-de-France, cette troisième édition de la BIAN présente également des œuvres d’artistes français. On y trouve les derniers travaux d’ORLAN, représentés par l’œuvre hybride Masques, Pekin Opera Facing Designs & Réalité Augmentée, autour des masques de l’Opéra de Pékin, équipée comme son titre l’indique, d’un dispositif de réalité augmentée. Seront également visibles, Men at Work de Julien Maire, Pascal Haudressy avec FRANCIS, NARCISSE, UNTITLED et HEART, Laurent Mignonneau et Christa Sommerer pour The Value of Art et enfin, Patrick Tresset, avec 5 Robots Named Paul, une version augmentée de Paul, le fameux robot dessinateur programmé par un ancien peintre, accompagné ici de quatre compagnons, dans le cadre humoristique d’un atelier des « beaux-arts » pour robots !


5 Robots Named Paul drawing Nino.

Une délégation d'artistes asiatiques, dirigée par la curatrice coréenne Dooeun Choi sera également présente au sein de la BIAN, cette année. Parmi ceux-ci, Jeon Joonho et Moon Kyungwon (KR) qui proposeront THE WAYS OF FOLDING SPACE AND FLYING, une étonnante réflexion ( découvert à la (Biennale de Venice) sur le voyage dans un espace/temps. Nous trouverons également Kim Joon (KR) avec CALF et Red Snake, Portraits de Minha Yang (KR), l’étrange et le poétique se croiseront avec Machine with Hair Caught in It et Silence of The Wolf Secret Keeping Machine du duo Coréen Ujoo + Limheeyoung (KR) et pour finir, LuYang (CN) qui offrira aux regards son Uterus-Man et Delusional Mandala.


머리카락 끼인 기계 Machine with Hair Caught in It stainless steel, microprocessor, dc motor, human hair
 

Evénement international, la BIAN offre bien évidemment de nombreuses autres expositions et s’envisage comme une plateforme d’expression et de visibilité  pour de nombreux autres artistes venus des quatre coins du monde, avec une volonté forte affichée par le fondateur d’Elektra, Alain Thibault, de « mélanger des artistes appartenant au réseau de l’art numérique avec des artistes qui s’identifient surtout à l’art contemporain. » Une édition 2016 particulièrement riche en réflexion et questionnement, non seulement sur le devenir technologique de l’art – et son avenir – mais également, plus largement, sur celui de l’humanité toute entière.

Maxence Grugier

Programmation | Site | FB Page


ELEKTRA BIAN 2016 from Elektra 

 

Digitalarti Media est heureux de compter parmi les partenaires de BIAN 2016

 

 

 

 
 

En relation

Artefact : Théâtre-machine

Le théâtre a toujours intégré les évolutio

Futur en Seine 2017 : l’Intelligence artificielle au coeur des débats

Avis aux citoyens et aux férus d’innovations numériques. L

L’innovation au filtre du mapping

L’innovation doit-elle rester le pré carré des grands group

Festival Elektra 2017: The Big Data Spectacle

Après les premières interrogations, posées l'ann&ea