Artworks

ahah : machine à traduire

Directeur: Pierre Hoezelle.

Cette installation interroge l’idée de traduction automatique et ses conséquences. Le caractère mécanique et insensible de ce mode de traduction l’éloigne de la parole personnelle. La langue est alors réduite à un usage d’échange fonctionnel.

Le processus, qui se résume à un “téléphone arabe” de la traduction, grossit le trait pour que nous nous amusions de ses travers mais aussi pour y être plus attentifs. Grâce à cette exagération, apparaissent par moment en fin de processus des phrases qui semblent nous répondre ou qui forment des bribes de poésie.

La traduction du texte des spectateurs se fait suivant un cheminement de 10 langues choisies au hasard parmi 25. Elle utilise le traducteur en ligne de Google.

machine à traduire

En savoir plus phoezelle.free.fr

Alsos* - La lumière source de création sonore

Directeur: scenocosme : Gregory Lasserre & Anais met den Ancxt.

Dans les contes, la forêt est l’endroit où l’on s’égare. A la fois protectrice et périlleuse, elle est ambivalente, mystérieuse. Silencieuse, secrète, sombre, la forêt favorise les rencontres imprévues. Elle est le lieu des maléfices et des enchantements. Lieu fermé, elle ramène l’homme à ses origines, à ses racines. Les forêts, par leurs caractères lugubre et sombre suscitaient dans l’esprit de nos ancêtres un profond sentiment de sacralité. Les végétaux arborescents étaient souvent, sinon adorés comme des divinités, regardés du moins comme leurs demeures.
* Alsos signifie bois sacré en grec, il était une des constantes des sanctuaires guérisseurs, avec la fontaine, le portique d’incubation, et le théâtre. A cause de cette part d’ombre, la forêt, si elle n’est plus le théâtre d’aventures fantastiques, symbolise cependant pour l’homme moderne, l’inconscient, la part secrète qu’il porte en lui. Les terreurs vécues dans la forêt représenteraient la peur des révélations de l’inconscient, de la part cachée qui est en chacun de nous.



Description

L’œuvre existe par la présence et la participation des promeneurs-spectateurs, qui, ensemble, créent une œuvre commune. La clairière étant un espace intimiste mais aussi de rencontres, elle se transforme et vit par l’intervention collective des promeneurs. Le spectateur, muni d’une lampe torche, guidé par un chemin de cailloux lumineux pénètre à l’intérieur d’un espace plongé dans le noir.
Une nappe sonore l’immerge d’un univers musical évoquant le souffle vivant de la forêt. Il découvre et explore cet espace en pointant sa lampe sur la végétation et l’espace environnant. Au cœur de cette forêt fantastique il éclaire une étrange végétation faite de branches luminescentes.
La lumière noire transforme l’espace et en modifie les perceptions à travers une étrange bichromie. L’univers rappelle les forêts imaginaires et fantastiques décrites dans les contes. Les fleurs fluorescentes dispersées dans les branchages réagissent aux modifications des flux lumineux.
Elles camouflent dans leur pistil des capteurs de lumière. Ceux-ci retranscrivent les impulsions et les variations lumineuses à un programme informatique. En retour un ordinateur relié à des enceintes dissimulées dans la pièce traduit la mélodie engendrée par les mouvements des halos de lumière. Chaque fleur reliée à des sonorités variées permet de générer un univers acousmatique évoluant en fonction des intensités lumineuses, des aléas des interventions des spectateurs. Le désir de créer l’installation Alsos est né d’une volonté d’allier nature et technologie. Une relation au vivant à travers les possibilités qu’offrent les technologies numériques, en amenant notamment ici une réflexion sur une hybridation possible végétale numérique. Nous nous intéressons à la relation aléatoire liée au flux de données, ainsi qu’à l’interaction sonore. Nous abordons ici un traitement, une modification des données liée à la déambulation des spectateurs dans l’œuvre et ce via la génération d’impulsions lumineuses. Les spectateurs peuvent agir de manière non déterminée sur un univers musical déjà prêt à s’éveiller. A l’intérieur de l’espace sonore ils ont la possibilité d’intervenir sur des nappes de sons comme des apprentis musiciens. Les gestes et les mouvements des spectateurs permettent d’engendrer ou de superposer des flux sonores mais aussi d’en modifier les teintes et les fluctuations. Cette génération non maîtrisée, proche de l’aléatoire, donne ici l’illusion d’une œuvre douée d’une vie propre.

 

plus d'informations :  www.scenocosme.com/alsos.htm

 

 

  Capteur de lumière

AmeXica sKin

Directeur: Sylvie Marchand / Lionel Camburet.

AmeXica sKin, installation multimédia interactive : un parcours de création, de textes et de sons dessine les flux migratoires du sud vers le nord de l'Amérique...

 

L'histoire de AmeXica sKin, c'est l'actualité de la frontière Mexicano-Américaine, noeud d'échanges économiques et culturels, enjeu de conflits, point de rencontre avec l'autre et ses différences. Les témoignages diffusés au sein de AmeXica sKin sur supports vidéo numérique, son, diapositives, textes interactifs, dévoilent la brutalité de la zone frontalière US-Mexique, égale à la violence qui se joue entre l'Afrique et l'Europe.

 

Pourquoi ce titre, AmeXica sKin ?
« AmeXica » :
Territoire singulier entre «America y Mexico », « Amexica » désigne la zone frontalière entre Mexique et États-Unis qui s’étend de Matamoros à Ti juana sur 3200 kms de long. Laissant de côté le schéma
binaire de la frontière comme  ligne de séparation entre deux mondes, le terme «AmeXica » évoque une culture frontalière hybr ide, singulière, tierce.
« sKin » :
La peau, parce que la frontière est sensible et vivante, changeante, douloureuse, capable de capter le monde et ses flux, comme l'épiderme. La peau, c'est selon Michel Serres (in les Cinq sens), le « Sens commun » qui tisse et réunit l'ensemble des sens de la perception. Cette métaphore de la frontièrepeau guide la création de la scénographie, espace complexe, poreux et sensoriel de l'installation

Interaction en temps réel avec le public
L'installation multimédia est conçue comme une structure dynamique d'interaction en temps réel avec le public immergé dans un dispositif d'images et de sons diffusés en continu.
Une série de capteurs traquent le visiteur et déclenchent des vidéos, des ambiances sonores et des flashs de lumière éblouissants qui, par delà la frontière, participent de la désorientation du visiteur (expérience du migrant). Autour de l'installation, des cageots, valises, sièges transportables peuvent être déplacés et utilisés par les spectateurs pour s'asseoir et écouter les interviews.

Bribes sans-abri

Directeur: Franck Laroze, cepSound.
Atelier de création radiophonique – France Culture – 1ère diffusion 01/11/2009 (23h-0h10) Gare de Lyon, Paris, où se croisent des sédentaires en transit vers des destinations ensoleillées, et des nomades «sans domicile fixe» qui s’y sont établis pour survivre. Ces SDF, qui sont-ils, d’où viennent-ils, où vont-ils, pourquoi sont-ils là qui semble n’être qu’un nul part perpétuel, qu’un temps figé dans l’attente de ce qui semble ne plus pouvoir jamais advenir ? Comment donner voix à ceux qui se confondent au silence au-delà de la rumeur qui les baigne ? Franck Laroze s’est entouré d’Aurélie Youlia et de cepSound pour aller à leur rencontre, patiemment, collecter leurs voix et entremêler ces « bribes sans abri » aux sonorité captées puis retraitées en mélodies improbables.

Draw me a Pollock

Directeur: Stéphane Cabée.
L'installation est composée d'une Unité Centrale équipée d'un ordinateur et d'un projecteur vidéo. L'Unité Centrale projette sur un mur le dessin de lignes générées aléatoirement et en temps réel par un programme.
Les participants sont invités à lancer le programme en tapant sur la touche Entrée du clavier. Ils stoppent de la même façon la génération du dessin lorsque celui-ci leur convient. Le programme propose ensuite de signer l'oeuvre en validant le prénom et le nom ainsi que d'indiquer une adresse mail qui permettra l'envoi de l'image générée.

Homo Bulla - Installation interactive (2014)

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Directeur: Anthony Rousseau.

 

 

Homo Bulla est une installation interactive qui intègre le souffle du spectateur comme moyen d'exploration et d'activation de séquences audiovisuelles. En soufflant sur une interface tangible, le spectateur va déclencher diverses séquences représentant l'origine du monde.Le spectateur active alors un parcours personnel qu'il module via son souffle déterminant les modalités et les variations d'une écriture visuelle et sonore en perpétuel devenir…

 
 

 

 

 

 

 

 




 

Crédits :
Danse : Lydia Fromont et Thibaud Le Maguer 
Motion capture et Design 3D : Marc Saison 
Développement et programmation Unity : Anthony Kozak 
Programmation interface et création musicale : Adrien Fontaine 

Design textile : Brigitte Marchand

 

Ce projet pluridisciplinaire s'inscrit dans le contexte artistique personnel d'Anthony Rousseau.
En effet, il est une amplification des recherches sur les différentes interfaces (tangibles et sans contact) et sur la question du « spect-acteur » à l'oeuvre, notamment à travers l'aspect narratif.


À partir de 2009, il s'oriente vers la réalisation d'oeuvres interactives et multimédia, avec comme domaine de réflexion la question de l'interface notamment avec l'installation TRAME (2009), qui met en place une interface textile interactive. Chaque pièce, aussi différente soit-elle, est l'occasion de proposer à un large public, de nouveaux protocoles et de nouveaux usages de l'oeuvre grâce à des technologies issues des jeux vidéos et du domaine de la communication (l'installation Convergence 1.0 (2010) utilise par exemple une caméra Kinect© issue des jeux vidéos comme interface sans contact).
Ici, la question du souffle comme moyen d'interaction fait écho à l'installation emblématique de Edmond Couchot, de Michel Bret et de Marie-Hélène Tramus « Je sème à tout vent » (1990).

Homo Bulla met en place un dialogue simplifié et immédiat entre l'Homme et la Machine pour générer une oeuvre ouverte (à l'interprétation, à l'appropriation…).

Ce projet ne cherche pas à (re)produire du réel mais propose d'investir, d’insuffler d'autres réalités, notamment narratives, dont la force éolienne devient le système opérant. Elle commande les apparitions, les enchainement et les modulations des divers éléments iconographiques et musicaux.

 

Ce projet a reçu le soutien de Pictanovo (Fonds Expériences Interactives), la Ville de Lille, la Scam (lauréat bourse Pierre Schaeffer), la Drac Nord-Pas de Calais, le Fresnoy, studio national des arts contemporains, l' Imaginarium et COMBO.

inteop31

Directeur: Marilène Meunier.

IP Monochrome

Directeur: .

Ire

Directeur: Karen Guillorel.

English 

In the darkness, a man has an avalanche of visions which materialize like thick clouds of bubbles and alchimiques engravings.

Experimental video with mixed reel, 3D and engravings.


French :

Dans les ténèbres, un homme est en proie à une avalanche de visions qui se matérialise sous la forme de nuées de bulles et de gravures alchimiques.

Vidéo expérimentale mixant images réelles; 3D et gravures

 

 

La fission de l'atone

Directeur: Anne de Commines / wall°ich / ....
Extrait du film Terre sonde